Grasse, Nice, Malaussène : terres polluées, eaux usées et déchets au menu des chantiers azuréens
Deux projets urbains de Grasse voient leur facture grimper, Nice prépare l'arrivée des eaux usées de la rive droite du Var et un projet de traitement des résidus d'incinération fait débat dans le haut pays.

À Grasse, les aléas de chantier alourdissent la note. Le jardin de pluie de la gare SNCF, conçu pour absorber les inondations dans le secteur, est passé de 2,5 à près de 2,9 millions d'euros, rapporte Nice-Matin. La passerelle de la Roque, qui doit relier le parking du même nom au centre historique et sera inaugurée le 10 novembre, coûte 145 000 euros de plus que prévu. En cause : des terres polluées, des ouvrages d'art et des câbles téléphoniques non répertoriés. Ces rallonges ont fait débat jeudi 5 novembre en conseil communautaire.
Sur la rive droite du Var, des travaux ont commencé pour acheminer vers Nice les effluents aujourd'hui traités par la station d'épuration de Saint-Laurent-du-Var. Ils rejoindront la future station Haliotis 2, indique Nice-Matin.
Dans le haut pays, un autre dossier lié aux déchets suscite des interrogations. Une filiale de Vinci porte à Malaussène un projet de « centre de production de granulats alternatifs » fabriqués à partir des résidus d'incinérateurs. L'enquête publique s'est achevée le 6 octobre. Un projet similaire au Bar-sur-Loup avait récemment soulevé une vague de protestation, élus et associations dénonçant des risques de pollution.
Sources
- Terres polluées, ouvrages d'art et câbles téléphoniques non répertoriés… Des aléas de chantier font grimper la facture de deux gros projets urbains à Grasse — Nice-Matin
- Les eaux usées traitées par la station d'épuration de Saint-Laurent-du-Var vont être amenées à Nice — Nice-Matin
- Une usine de traitement des résidus d'incinérateurs va-t-elle voir le jour dans le haut pays de Nice ? — Nice-Matin