Agression à l'école Clément-Roassal : les enseignants en grève, la mère d'élève en détention

Quatre jours après l'agression de la directrice et d'une enseignante de l'école maternelle niçoise, le personnel du groupe scolaire a cessé le travail vendredi pour réclamer davantage de sécurité.

Par Lucas GiordanoPublié le Sources : ici Azur, France 3 Côte d'Azur

L'école maternelle Clément-Roassal, à Nice, a vécu vendredi 6 novembre une journée de grève. Les personnels du groupe scolaire Roméo-Roassal ont cessé le travail en solidarité avec la directrice et l'enseignante agressées lundi, un mouvement soutenu par les parents d'élèves, rapportent ici Azur et France 3 Côte d'Azur. Les enseignants réclament davantage de sécurité dans les établissements.

Les faits remontent au lundi 2 novembre. Selon France 3 Côte d'Azur, une mère d'élève de 36 ans a séquestré la directrice et l'a frappée en la menaçant d'une arme à feu, avant de s'en prendre à une enseignante. Elle a été interpellée et placée en garde à vue, et une plainte a été déposée.

Présentée à la justice mercredi 4 novembre après 48 heures de garde à vue, la suspecte a été mise en examen et placée en détention provisoire. D'après ici Azur, qui cite le parquet de Nice, elle avait filmé une partie des faits et a fini par exprimer des regrets. Selon le ministre de l'Intérieur et le procureur de Nice, cités par ici Azur, elle était en situation irrégulière, assignée à résidence et avait été fichée pour radicalisation ; France 3 précise qu'elle avait déjà été condamnée pour port d'armes et violences en réunion.

L'affaire relance le débat sur la sécurité des écoles. Le représentant de la FSU dans les Alpes-Maritimes, Gilles Jean, a plaidé sur ici Azur pour que « tous les personnels de l'école aient un bouton d'alerte ». L'Éducation nationale a activé plusieurs dispositifs de soutien aux équipes, tandis que le syndicat SANCA-UNSA réclame des mesures supplémentaires.

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