Audit des finances de Nice : Éric Ciotti charge la gestion Estrosi, qui conteste les chiffres

Le maire de Nice a rendu publiques jeudi les conclusions de l'audit financier de la Ville et de la Métropole. Dette élevée, dépenses importantes, travaux à prévoir : son prédécesseur dénonce « une confusion majeure ».

Par Lucas GiordanoPublié le Sources : France 3 Côte d'Azur, ici Azur, Nice-Matin, BFM Nice Côte d'Azur
Audit des finances de Nice : Éric Ciotti charge la gestion Estrosi, qui conteste les chiffres
Photo : Txllxt TxllxT / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Annoncé depuis plusieurs mois, l'audit financier de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d'Azur a été dévoilé jeudi 5 novembre par le maire, Éric Ciotti. Selon France 3 Côte d'Azur, le rapport pointe une dette importante, des dépenses élevées et de nombreux travaux à prévoir, autant d'éléments qualifiés de « contrainte majeure » pour la suite du mandat.

D'après ici Azur, les conclusions de cet audit de début de mandat fixent les efforts de gestion à mener d'ici à 2032 pour reconstituer l'épargne de la collectivité et stabiliser son endettement. Les données financières et budgétaires de la Ville, de la Métropole et de leurs régies ont été passées au crible, précise Nice-Matin.

La riposte de Christian Estrosi n'a pas tardé. L'ancien maire, dont la gestion est directement visée, évoque dans Nice-Matin « une confusion majeure sur la réalité des finances » et met en avant « des améliorations significatives » obtenues pendant ses mandats. Les deux hommes, longtemps alliés puis rivaux, s'opposent désormais sur les chiffres.

Le dossier s'est invité dès vendredi au Conseil métropolitain, où l'audit était au cœur des débats, selon BFM Nice Côte d'Azur.

Dans le même temps, la majorité municipale doit répondre à une autre polémique : un militant de gauche a saisi le procureur de la République au sujet du coût et des conditions de la campagne de recrutement de policiers municipaux affichée dans le métro parisien, rapporte Nice-Matin. La Ville assure avoir respecté « strictement » les règles de la commande publique et affirme avoir divisé par deux son budget publicitaire global en un an.

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