Vie chère : après les 5 000 manifestants de jeudi, les syndicats appellent à un « acte IV » samedi à Nice

La mobilisation contre la vie chère ne faiblit pas sur la Côte d'Azur. Salariés, retraités, étudiants et lycéens ont défilé jeudi à Nice et à Cannes ; un nouveau cortège est prévu samedi 7 novembre.

Par Lucas GiordanoPublié le Sources : ici Azur, BFM Nice Côte d'Azur, Nice-Matin, France 3 Côte d'Azur
Vie chère : après les 5 000 manifestants de jeudi, les syndicats appellent à un « acte IV » samedi à Nice
Photo : Lspigon / Wikimedia Commons (Public domain)

Près de 5 000 personnes ont défilé jeudi 5 novembre dans les rues de Nice et environ 400 à Cannes, à l'appel de plusieurs organisations syndicales, selon ici Azur. Salariés du privé et du public, étudiants et retraités ont pris part aux cortèges pour réclamer des hausses de salaires et défendre les services publics, dans un climat décrit comme bon enfant.

Les chiffres restent difficiles à établir. BFM Nice Côte d'Azur relève des écarts entre le décompte de la préfecture et celui des syndicats, qui parlent de « la plus grosse mobilisation depuis le début du mouvement ». Le secrétaire général de la CGT des Alpes-Maritimes, Rémy Demouveaux, a prévenu sur ici Azur : « On ne lâchera pas tant qu'on ne gagnera pas. »

La contestation se poursuit dès ce week-end. L'intersyndicale CGT-FSU-SUD-Solidaires appelle à manifester à nouveau samedi 7 novembre à Nice, lors d'un « acte IV » qui prolonge plusieurs week-ends consécutifs de mobilisation, selon Nice-Matin, qui indique que le parcours retenu fait débat. Au niveau national, l'intersyndicale décidera des suites du mouvement après la conférence sociale organisée lundi par Matignon.

Les lycéens restent mobilisés. Vendredi matin à Antibes, des élèves du lycée Jacques-Audiberti ont tenté sans succès de bloquer leur établissement avant de défiler jusqu'au lycée Jacques-Dolle pour y entraîner leurs camarades. Nice-Matin en a compté entre 60 et 80, France 3 Côte d'Azur environ 130. Ils protestent contre Parcoursup et contre leurs conditions d'étude, l'état des sanitaires étant devenu l'un des symboles de leurs revendications.

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